Didier Cayrac Photography: Blog http://www.cayrac.com/blog en-us (C) Didier Cayrac info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) Sat, 06 Jan 2018 16:44:00 GMT Sat, 06 Jan 2018 16:44:00 GMT http://www.cayrac.com/img/s/v-5/u561335289-o841144372-50.jpg Didier Cayrac Photography: Blog http://www.cayrac.com/blog 88 120 Cartes postales de... la Nouvelle Orléans, nouvel an 1988 http://www.cayrac.com/blog/2018/1/cartes-postales-de-la-nouvelle-orleans-nouvel-an-1988-jazz-preservation-hall La Nouvelle Orléans était la dernière étape de mon « road trip » américain en bus pendant les vacances de Noël 1987. (Je venais de Floride – cf. ces quelques cartes postales...)

L’ambiance était légère comme l’air ...

[English version of this article here]

New Orleans, 1988

... et l’architecture si typée du quartier « français » paraissait à la fois exotique (même à mes yeux de français 😊) et douce. New Orleans, 1988New Orleans, 1988

La musique, souvent une affaire de famille, était, assez littéralement, à chaque coin de rue. 1987 - Christmas break - Florida & Louisiana - 1271987 - Christmas break - Florida & Louisiana - 127

Néanmoins, j’ai ressenti que c’est la nuit que l’âme de la Nouvelle Orléans brillait le plus fort, tant dehors qu’à l’intérieur, comme dans ses tramways – même s’ils n’étaient pas explicitement nommés « désir »...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988 New Orleans, 1988New Orleans, 1988   

Bien que de nombreuses boites de jazz sentaient le piège à touriste servant un son aseptisé à des oreilles complaisantes...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988

... d’autres endroits, comme ce bar « duel de pianos », semblaient plus authentiques. New Orleans, 1988New Orleans, 1988Dueling pianos

Notre meilleur expérience a eu lieu derrière ces portes crasseuses : New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

Le "Preservation Hall", lieu historique du jazz de la Nouvelle Orléans...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

Après une seule photo, j’ai décidé d’éteindre mon flash – j’ai immédiatement réalisé qu’il annihilait toute la subtilité de l’atmosphère du lieu. J’ai décidé de faire confiance à la lumière ambiante seule – choix courageux étant donné la piètre sensibilité de mon film, et la faible luminosité de mon objectif « budget étudiant »...
Après quelques semaines de patience pour faire développer le film, j’ai pu enfin voir le résultat. Je n’ai pas été déçu : en regardant mes diapos, je me sentais à nouveau transporté dans ce lieu magique, par ses chaudes vibrations...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

... son rythme hypnotique ...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

... et ses personnages d’anthologie.

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

What a wonderful time...

Quelques heures plus tard, je devais sauter dans le bus qui, en 36 heures non-stop, me ramènerait sur mon campus de Philadelphie...

A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) cartes postales français portraits de rue portraits in-situ voyage http://www.cayrac.com/blog/2018/1/cartes-postales-de-la-nouvelle-orleans-nouvel-an-1988-jazz-preservation-hall Tue, 02 Jan 2018 21:00:00 GMT
Poscards from... New Orleans, New Year 1988 http://www.cayrac.com/blog/2018/1/poscards-from-new-orleans-1988-jazz-preservation-hall New Orleans was the last stop on my Greyhound bus American Christmas road trip, in 1988. (The previous stop was Florida, Miami beach in particular – see a few postcards)

The vibe was as light as the air...

[Version française de cet article ici]

New Orleans, 1988

... and the distinctive architecture of the “French” quarter felt both exotic (even to a Frenchman 😊) and inviting.

New Orleans, 1988New Orleans, 1988

Music, often a family business, was, quite literally, on every street corner.

1987 - Christmas break - Florida & Louisiana - 1271987 - Christmas break - Florida & Louisiana - 127

Still, I felt that New Orleans' soul really started shining at night - both outside, and inside, for instance in its streetcars, even if not explicitly called "desire"

New Orleans, 1988New Orleans, 1988 New Orleans, 1988New Orleans, 1988   

Although a lot of the jazz cafés felt like tourist traps serving sanitized tunes to undiscerning ears...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988

... other places, like this dueling piano joint, felt more authentic.

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Dueling pianos

The best experience we had was to be found behind these aged grimy doors:

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

The "Preservation Hall"...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

After one shot I decided to turn my flash off, promptly realizing that it was obliterating the atmosphere. I decided to roll with the very dim ambient light only - quite a daring choice given the low sensitivity of my film and the very moderate brightness of my student budget lens... 
I had to wait a few weeks to get the film processed and see the results. I was not disappointed, as, looking at my slides, I could feel again the spirit of the place, loud and clear...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

... and swaying to the beat ...

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

... or just pondering days gone by.

New Orleans, 1988New Orleans, 1988Preservation Hall

What a wonderful time...

A few hours later, I had to get back on a bus for a 36 hour non-stop journey back to my campus in Philadelphia...

More to come, stay tuned!

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english environmental portraits postcards travel http://www.cayrac.com/blog/2018/1/poscards-from-new-orleans-1988-jazz-preservation-hall Tue, 02 Jan 2018 20:00:00 GMT
« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns …» http://www.cayrac.com/blog/2018/1/Je-vous-souhaite-des-reves-a-n-en-plus-finir-voeux-Jacques-Brel-1968 Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier
Je vous souhaite des passions
Je vous souhaite des silences
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque
Je vous souhaite surtout d’être vous.Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-unsVœux donnés par Jacques Brel le 1er janvier 1968, lors d’une interview sur Europe 1.

Une fois n'est pas coutume, en ce début de nouvelle année, pas de photo dans cet article, mais des vœux qui m'ont profondément touché, et que j'aimerais partager avec vous.

Avec un peu plus de contexte :

Je vous souhaite de souhaiter
Je vous souhaite de désirer
Le bonheur, c’est déjà vouloir
Comme en droit pénal, l’intention vaut l’action
Le seul fait de rêver est déjà très important

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier
Je vous souhaite des passions
Je vous souhaite des silences
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque
Je vous souhaite surtout d’être vous.

Jacques Brel semble avoir improvisé ces vœux lors d’une interview à Europe 1 le 1er janvier 1968 – il y a 50 ans jour pour jour…
Respect. Grand respect. Et merci !

Voilà de quoi mettre mes résolutions de nouvelle année au bon niveau 😊

A suivre…

P.S. J’ai tenté une traduction en anglais, ici. Si vous avez des suggestions d’amélioration, n’hésitez pas à me faire signe.

P.P.S. Mille mercis à Laure pour m'avoir fait découvrir ce beau texte, et à M. Francis de Laveleye des Editions Jacques Brel pour m'avoir aimablement communiqué le texte authentique (de nombreuses versions plus ou moins modifiées circulent, je souhaitais revenir à l'original).

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) 1968 français jacques brel voeux http://www.cayrac.com/blog/2018/1/Je-vous-souhaite-des-reves-a-n-en-plus-finir-voeux-Jacques-Brel-1968 Mon, 01 Jan 2018 00:00:00 GMT
“I wish you endless dreams and the furious desire to make a few come true” – Jacques Brel, 1968 http://www.cayrac.com/blog/2018/1/I-wish-you-endless-dreams-and-the-furious-desire-to-make-a-few-come-true--Jacques-Brel I wish you endless dreams and the furious desire to make a few come true
I wish you to love what should be loved and to forget what should be forgotten
I wish you passions
I wish you silences
I wish you bird songs when you wake up, and children laughter
I wish you to resist the rut, the indifference, the negative traits of our time
Above all, I wish you to be yourselfI wish you endless dreams and the furious desire to make a few come trueNew Year best wishes offered by Jacques Brel on January 1st, 1968 in an interview for Europe 1 radio.

For once, no picture in this first article of 2018. I would like to share with you New Year wishes offered 50 years ago to the day by one of my favorite song writers and singers, Jacques Brel. They deeply moved me.

 

I wish you endless dreams and the furious desire to make a few come true

I wish you to love what should be loved and to forget what should be forgotten

I wish you passions

I wish you silences

I wish you bird songs when you wake up, and children laughter

I wish you to resist the rut, the indifference, the negative traits of our time

Above all, I wish you to be yourself

 

Jacques Brel seems to have improvised this during an interview he gave on January 1st, 1968 to Europe 1 radio station in France.
Respect... and gratitude.

Now, this pushes me to raise my new-year resolutions one notch – or two...

The original (French) version is here. If you have suggestions on how to improve this English translation, let me know (translating quasi-poetry is hard, and I know the above is not perfect from a grammatical perspective, but I wanted to stay as close as possible to the original meaning)

More to come, stay tuned!

P.S. Many thanks to Laure for having enabled me to discover this beautiful text, and to Mr Francis de Laveleye at Editions Jacques Brel (Brel's official publisher) for having given me the authentic version (many variations are floating around on the web, I wanted to go back to the original).

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) 1968 english jacques brel http://www.cayrac.com/blog/2018/1/I-wish-you-endless-dreams-and-the-furious-desire-to-make-a-few-come-true--Jacques-Brel Sun, 31 Dec 2017 23:00:00 GMT
Cartes postales de... Miami & Floride, Noël 1987 http://www.cayrac.com/blog/2017/12/cartes-postales-de-miami-floride-noel-1987 Durant mon année d’études à Philadelphie, quand les vacances de Noël sont arrivées, j’étais prêt pour plus d’aventure, et pour un peu de soleil et de chaleur. Avec quelques amis, j’ai décidé d’aller vers le sud, en bus Greyhound, et sur un budget d’étudiant. Le trajet non-stop vers Miami pris plus de 30 heures, seulement brièvement interrompues par des pauses pipi et McDo… Les passagers et chauffeurs se succédaient, nous étions les « points fixes » du bus...

[English version of this article here]

Voir le lever du soleil à bord du bus après un jour et une nuit de voyage était quasi surréel.

Greyhound bus from Philadelphia to Miami32 hour of bus non-stop to get to Florida... sunrise on the bus!

Notre dernier arrêt, à Jacksonville, déjà en Floride, nous a un peu requinqués. Le building dominant avait une résonance particulière pour nous.

1987 - Christmas break - Florida & Louisiana - 003Jacksonville, FloridaOne last hop off the bus for McDo / toilet break... in Jacksonville, Florida

Encore quelques heures de route, et nous sommes enfin arrivés à destination : Miami Beach. L’océan à l’horizon et la douceur de l’air sur nos visages étaient les meilleurs cadeaux de Noël dont nous pouvions rêver après ce voyage (une bonne douche et un lit suivaient de près sur la liste 😊)

Miami BeachArriving in Miami Beach! we can see the ocean!

La blancheur de la plage, combinée à notre manque de sommeil, nous apparut comme un mirage. Miami BeachMiami Beach, just before Christmas. Warm air, warm sand :-)

On était toujours aux Etats Unis, et les personnages hauts en couleurs abondaient là aussi. Comme ces deux retraités, jouant visiblement à la chasse au trésor, sous une forme ou une autre…

Miami BeachLooking for treasure    Miami beachMiami Beach Santa Claus on the prowl...

Je n’avais jusqu'alors jamais vu de Père Noël tropical…

Après cette petite escapade balnéaire, quelques jours de camping dans les Everglades nous ont permis de nous reconnecter avec un autre type de nature sauvage...

1987 - Christmas break - Florida & Louisiana - 067Everglades National Park, FloridaCamping in the Everglades national park

... tout en maintenant nos distances de sécurité.

Everglades National Park, Florida

Le temps filait rapidement, et bientôt il fallut reprendre la route…

Florida

Arrêt suivant : la Nouvelle Orléans, Louisiane !

A suivre…

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) cartes postales français voyage http://www.cayrac.com/blog/2017/12/cartes-postales-de-miami-floride-noel-1987 Sun, 24 Dec 2017 17:00:00 GMT
Postcards from... Miami & Florida, Christmas 1987 http://www.cayrac.com/blog/2017/12/postcards-from-miami-florida-christmas-1987 When the Chrismas break arrived during my year of studies in Philadelphia, I was ready for more adventure, and for some warmth and sun. With a couple friends, I decided to head South - on a student budget, by Greyhound bus. The non-stop trip to Miami took over 30 hours, with only occasional restroom and fast food stops... Passengers and drivers changed, we stayed on... 

[Version française de cet article ici]

Seeing the sunrise from the bus after a day and night of traveling was quite eerie.

Greyhound bus from Philadelphia to Miami32 hour of bus non-stop to get to Florida... sunrise on the bus!

Our last bio-break stop was in Jacksonville, Florida. The dominant building there had a particular resonance for us.

1987 - Christmas break - Florida & Louisiana - 003Jacksonville, FloridaOne last hop off the bus for McDo / toilet break... in Jacksonville, Florida

A few more hours on the road and we finally reached our destination: Miami Beach. The ocean on the horizon and the warm air on our faces were the best Christmas present we could dream of after this trip (a shower and a bed followed very closely on the list 😊)

Miami BeachArriving in Miami Beach! we can see the ocean!

The pristine white sand beach felt like a dream to us.

Miami BeachMiami Beach, just before Christmas. Warm air, warm sand :-)

This being the US, colorful character abounded... Like these two, looking for gold, in one form... or another!

Miami BeachLooking for treasure    Miami beachMiami Beach Santa Claus on the prowl...

I had never seen a tropical Santa Claus before...

After this nice beach break, a couple days camping in the Everglades enabled us to reconnect with a different kind of wildlife.

1987 - Christmas break - Florida & Louisiana - 067Everglades National Park, FloridaCamping in the Everglades national park

... while still staying at a relatively safe distance.

Everglades National Park, Florida

Time was short, and soon it was time to hit the road again - almost literally...

Florida Next stop: New Orleans, Louisiana!

More to come, stay tuned!

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english postcards travel http://www.cayrac.com/blog/2017/12/postcards-from-miami-florida-christmas-1987 Sun, 24 Dec 2017 16:00:00 GMT
Cartes postales de... Philadelphie, 1987 http://www.cayrac.com/blog/2017/11/cartes-postales-de-philadelphie-1987 Alors que je passais une année sur le campus de l’Université de Pennsylvanie en 1987-88 (série de « cartes postales » sur la vie du campus – à venir !), la « skyline » de Philadelphie faisait rêver le jeune européen que j’étais, qu’elle soit vue du parvis du musée dont les marches ont été rendue célèbres par les films « Rocky »…
[English version of this article here]

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987 … ou, depuis le 25ème étage de la résidence universitaire où je logeais, embrasée par le coucher du soleil.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987 Elle se transformait sous mes yeux : le premier des gratte-ciels iconiques de Philadelphie, « One Liberty Place » était en train d’être fini. Ses 61 étages et 288m dominent la ville entière.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987    Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987

Ce fut en effet le premier bâtiment à rompre la règle tacite de Philadelphie qui interdisait de construire des bâtiments plus hauts que la statue de William Penn (167 m), le fondateur de la ville, située sur l'hôtel de ville construit en 1901.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987

Si Philadelphie n’était pas une ville particulièrement attirante, elle recelait une perle : son orchestre philarmonique, alors dirigé par Ricardo Muti. A condition d’arriver tôt et de faire la queue, il était possible, pour seulement 5$, d’assister aux concerts depuis le « poulailler », d’où on a une vue plongeante sur la scène... 

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987Philadelphia Philarmonic orchestra directed by Ricardo Muti

... et sur la belle salle.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987Philadelphia Philarmonic orchestra directed by Ricardo Muti

A l’extérieur, la musique continuait sous d’autres formes et de façon plus haute en couleurs…

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987 … rappelant que le centre des villes américaines était, une fois la nuit tombée, essentiellement un espace de pauvreté.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987 Mon campus était un ilot d’une indécente richesse enchâssé dans le quartier Noir et très pauvre de Philadelphie Ouest.
En quelques pas, on passait de la réussite ostentatoire à une misère digne du tiers monde…

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987 … et les signes de violence étaient visibles quasiment à chaque coin de rue.

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987

Cet environnement m’a offert l’opportunité de mon premier portrait de rue :

"Forget About the Rest" in West Philadelphia  •  "Oubliez tout le reste" à Philadelphie"Forget About the Rest" in West Philadelphia • "Oubliez tout le reste" à PhiladelphieWest Philadelphia, 1987. My first street portrait

Malgré les fresques optimistes et volontaristes…

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987 … à de nombreux endroits on se serait cru dans un pays du tiers monde.

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987 Néanmoins, la culture et la poésie se cachent parfois dans des endroits les plus inattendus – comme avec la citation sur le coffre de cette voiture : « Jean Cocteau quand il rencontra M. Dietrich : “Madame, votre nom commence par une caresse et finit par un coup de cravache” (1947) »

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987 A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) cartes postales français voyage http://www.cayrac.com/blog/2017/11/cartes-postales-de-philadelphie-1987 Sun, 12 Nov 2017 19:00:00 GMT
Postcards from... Philadelphia & West Philadelphia, 1987 http://www.cayrac.com/blog/2017/11/postcards-from-philadelphia-west-philadelphia-1987 When I spent a year on the University of Pennsylvania campus, in 1987-88 (upcoming postcard series, stay tuned!), the European exchange student I was then was impressed by the Philadelphia skyline, as seen from the Museum steps made famous by the Rocky movies…

[Version française de cet article ici]

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987Waiting in line to get last minute $5 tikcets for the Philadelphia Philarmonic Orchestra … or, from the 25th floor of the high rise building I was living in, as it was beautifully lit by the setting sun.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987 The skyline was changing before my eyes: Philadelphia’s first iconic skyscraper, “One Liberty Place”, was being finished. Its 61 storeys and 945 feet dominated the entire city.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987    Tempo Latino 2017 - 03Tempo Latino 2017 - 03

It was the first building to break the gentlemen's agreement not to build any structure in Center City higher than the statue of William Penn on top of Philadelphia City Hall built in 1901.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987

If Philadelphia actually wasn’t a particularly attractive city, it harbored a gem: its Philharmonic Orchestra, then directed by Ricardo Muti. Those motivated enough to arrive early and queue up could attend amazing concerts for just $2, from the top-most gallery, from which we had great views of the orchestra...

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987Philadelphia Philarmonic orchestra directed by Ricardo Muti

... and of the whole theater. 

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987Philadelphia Philarmonic orchestra directed by Ricardo Muti

Outside, a more colorful type of music continued…

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987 … reminding us that the centers of American cities were typically, after sundown, mostly left to the poorer among the population.

Philadelphia, 1987Philadelphia, 1987 My campus was a small island of indecent wealth entrenched in the very poor neighborhood of West Philadelphia. In just a few steps, we could move from ostentatious success to misery…

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987 … and signs of violence were visible at almost every street corner.

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987

This environment gave me the opportunity to make my first street portrait:

"Forget About the Rest" in West Philadelphia  •  "Oubliez tout le reste" à Philadelphie"Forget About the Rest" in West Philadelphia • "Oubliez tout le reste" à PhiladelphieWest Philadelphia, 1987. My first street portrait

In spite of the optimistic, voluntarist mural paintings…

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987 … many places looked and felt like they belonged in the third world.

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987 Still, culture and poetry are sometimes found in the most unexpected places, like on the back of this car, quoting “Jean Cocteau upon meeting M. Dietrich: “Madame, your name starts with a caress and ends with a whiplash” (1947)”

West Philadelphia, 1987West Philadelphia, 1987 More to come, stay tuned!

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) cartes postales français voyage http://www.cayrac.com/blog/2017/11/postcards-from-philadelphia-west-philadelphia-1987 Sun, 12 Nov 2017 17:30:00 GMT
“Forget About the Rest”, my first street portrait – Philadelphia, 1987 – mon premier portrait de rue http://www.cayrac.com/blog/2017/11/Forget-About-the-Rest-first-street-portrait-Philadelphia-1987-premier-portrait-de-rue [Français ci-dessous]

This is my very first street portrait, taken as I was exploring the impoverished West Philadelphia neighborhood adjacent to the campus where I was spending a year as an exchange student. It’s still one of my favorites in terms of evocative power. The violence and cynicism of the “Forget About the Rest” whisky advertising billboard (which creative is specifically targeted at African Americans) on the dilapidated building seems to literally weigh on the shoulders of this man.

These were film days, and a student budget. I had just one click, one frame... The fact the traffic light was red was a happy coincidence.
(Incidentally, the concept of brand safety in advertising had probably not been invented yet, but this is still an epic fail!)

Forget About the Rest in West Philadelphia"Forget About the Rest" in West Philadelphia

Voici mon tout premier portrait de rue – pris alors que je me promenais dans le quartier pauvre de West Philadelphia jouxtant le campus où je passais une année. Il reste à ce jour l’un de mes préférés par sa puissance évocatrice. La violence et le cynisme du slogan « Oubliez tout le reste » de la pub de whisky ciblant spécifiquement les Noirs américains et placée sur ce bâtiment en ruine semble littéralement peser sur les épaules de ce passant...

C’était l'époque de la pellicule, et d’un budget d’étudiant. Je n’ai pressé le déclencheur qu'une seule fois... Le fait que le feu soit au rouge était une coincidence heureuse, ma priorité étant bien entendu le passant.

Although street portraits are traditionally monochrome, I think color actually adds a lot to this one...

"Forget About the Rest" in West Philadelphia  •  "Oubliez tout le reste" à Philadelphie"Forget About the Rest" in West Philadelphia • "Oubliez tout le reste" à PhiladelphieWest Philadelphia, 1987. My first street portrait

Bien que les portraits de rue soient traditionnellement en noir et blanc, je trouve que la couleur ajoute beaucoup à cette scène.

More to come, stay tuned / A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english français portraits de rue street portraits http://www.cayrac.com/blog/2017/11/Forget-About-the-Rest-first-street-portrait-Philadelphia-1987-premier-portrait-de-rue Sat, 11 Nov 2017 14:45:00 GMT
Chance encounter in London – Halloween street portrait • Rencontre improbable à Londres http://www.cayrac.com/blog/2017/11/chance-encounter-in-london-halloween-street-portrait-rencontre-improbable-a-londres [Français ci-dessous]

Being in a cosmopolitan city like London around Halloween is fun, and street portrait opportunities are rife.

The Leake street tunnel under Waterloo station is a great place to see continually renewed street art (mostly elaborate tags), but also to find some colorful characters. Halloween added that extra little spice to the already edgy location and crowd.
Fortunately, this guy was considerably friendlier than he looked. Still, I was glad I met him in a well-lit place – and not just to be able to make a nice portrait…

Chance encounter in London  •  Rencontre improbable à LondresChance encounter in London • Rencontre improbable à Londres

Etre dans une ville aussi cosmopolite que Londres pour Halloween est amusant, et les opportunités de portraits de rue abondent.

Le tunnel de Leake street, sous la gare de Waterloo, est un excellent endroit pour voir du street art continuellement renouvelé (surtout des tags assez élaborés), mais aussi pour rencontrer des personnages hauts en couleurs – quelquefois littéralement.
Halloween a poussé un peu plus loin le caractère alternatif du lieu, et de ses occupants.
Heureusement pour moi, cet homme était bien plus sympa qu’il n’en a l’air. Quand bien même, j’étais content de l’avoir rencontré dans un lieu plutôt bien éclairé – et pas seulement parceque cela m’a permis de faire un portrait plutôt cool…

 

While I was there, I also took advantage of the cool location to take a quick snap of Eva... (The more technically minded among you will notice the difference in treatment of the 2 portraits, leading to a radically different mood)

Tant que j’y étais, j’en ai profité pour faire un petit portrait improvisé d’Eva... (Ceux d'entre vous intéressés par la technique remarqueront sans doute la différence de traitement entre les deux portraits, aboutissant à deux ambiances radicalement différentes)

Eva in Urban London...Eva in Urban London...Leake street tunnel, London

I also met a few other interesting people, creating art, in live form...

J’ai aussi rencontré d’autres personnes en pleine création artistique, sous forme “vivante”…

London - Leake street tunnelLondon - Leake street tunnel

... or on the walls.
... ou murale.

London - Leake street tunnelLondon - Leake street tunnel London - Leake street tunnelLondon - Leake street tunnel London - Leake street tunnelLondon - Leake street tunnel And it looks like free expression has no minimum age!
Et il semblerait que la libre expression n’a pas d’âge minimum ! London - Leake street tunnelLondon - Leake street tunnel

 

More to come, stay tuned! / A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english environmental portraits français portraits de rue portraits in-situ street portraits http://www.cayrac.com/blog/2017/11/chance-encounter-in-london-halloween-street-portrait-rencontre-improbable-a-londres Wed, 01 Nov 2017 19:00:00 GMT
Cartes postales du... cimetière de Highgate à Londres http://www.cayrac.com/blog/2017/10/cartes-postales-du-cimetiere-de-highgate-londres Le cimetière de Highgate à Londres est l’un des endroits les plus émouvants et magiques que j’ai eu la chance de visiter.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Mêlant sculpture, nature, et messages tant explicites qu’implicites, je le trouve profondément touchant.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Les évocations vont d’une expressivité grandiloquente…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

… à une discrétion retenue.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Les épitaphes sont l’une des formes d’expression les plus fortes mais aussi les plus difficiles : comment résumer et conclure une vie en juste quelques mots ?

Je trouve que les messages laissés à la postérité par certains des résidents de Highgate sont d’une puissance exceptionnelle…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Sally Hunter, « AVOCATE, aurait dû être océanographe » – je  ne vous ai pas connue, mais je ne vous oublierai pas.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London
Georgia Taliotis, « souris, ouvre les yeux, aime, et poursuis ton chemin ». Thimothy Fraser « Je me suis réchauffé les deux mains au feu de la vie »… Merci !

Des personnages illustres du XIXème siècle à nos jours reposent à Highgate.

La tombe massive de Karl Marx – « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous » – est immanquable. Entourée de tombes de ses disciples du monde entier, elle semble être un lieu de pèlerinage pour ses admirateurs.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Sur une note plus légère, Douglas Adams, auteur du Guide du routard galactique, repose à quelques pas… et ses fan s’assurent qu’il ne manquera pas de stylos !

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London
Maintenant, il sait peut-être enfin si la réponse est vraiment « 42 »…

Si l’on remonte un peu plus dans le temps, l’une des œuvres maitresses du cimetière se trouve à son sommet, dans le mausolée de Julius Beer : un témoignage poignant de l’amour d’un père pour sa fille morte. La fille de Beer, Ada, est représentée dans une très belle sculpture de H. H. Armstead en train d’être recueillie par un ange qui vient l’amener au paradis.
Le mausolée est fermé à la visite, mais on peut apercevoir l’œuvre à travers son portail de fer forgé.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

La plupart des sculptures se dressent vers le ciel…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

… mais certaines privilégient une position de repos éternel quelque peu plus confortable :)

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

A propos, je me demande si ces deux personnes avaient prévu d’autant se rapprocher dans cette nouvelle phase de leur existence ? Quoi qu’il en soit, ça fait très romantique.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Bien que les signes d’espoir d’une vie après la mort foisonnent…

  Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London    Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

… les rappels que la foi peut être précaire abondent également…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London  

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

… et certains préfèrent admettre explicitement qu’ils considèrent leur situation comme très définitive.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

D’autres choisissent d’évoquer ce qui était important pour eux, quelque fois de façon quasi surréelle.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Un cèdre gigantesque domine le « Cercle du Liban », une suite de tombeaux d’architecture égyptienne qui a été construite dans les années 1830.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Partout, la nature reprend ses droits, nous rappelant de façon frappante l’impermanence des traces que nous laissons sur cette planète – et que toute résistance est futile…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London L’atmosphère du cimetière est la plus impressionnante quand les visiteurs sont clairsemés.
A ce moment, on se sent transporté dans une autre époque, et il est facile d’imaginer les histoires et personnages associés à ces lieux littéralement extraordinaires.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

A suivre !

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Tempo Latino 2017 - 05Tempo Latino 2017 - 05Highgate cemetery, London

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) cartes postales français sculpture http://www.cayrac.com/blog/2017/10/cartes-postales-du-cimetiere-de-highgate-londres Mon, 30 Oct 2017 21:00:00 GMT
Postcards from... Highgate cemetery, London http://www.cayrac.com/blog/2017/10/postcards-from-highgate-cemetery-london Highgate cemetery in London is one of the most hauntingly beautiful, magical places I have visited in the world.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Blending sculpture, nature and powerful explicit and implicit messages, I find it profoundly moving.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Evocations range from the grandiloquently expressive…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

… to the touchingly restrained.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Epitaphs are one of the most powerful yet challenging forms of expression: how do you summarize and conclude a life in just a few words?

I find some of the messages left behind by the residents "life-changingly" powerful…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Sally Hunter, "LAWYER, should have been a marine biologist" – I didn't know you, but I will certainly not forget you.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London
Georgia Taliotis, "smile, open your eyes, love and go on". Timothy Fraser "I warm'd both hands before the fire of life". Thank you.

Highgate cemetery is also home to illustrious figures of the 19th century as well as eminent people of our own time.

Karl Marx's massive "WORKERS OF ALL LANDS UNITE" tomb is unmissable. It appears to be a pilgrimage destination for admirers, and it is surrounded by the tombs of some of his disciples from around the world.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

On a lighter note, The Hitchhiker's Guide to the Galaxy's author Douglas Adams is not far, and his admirers ensure he always has an ample supply of pens.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London
By now, he may know whether the answer is indeed "42"...

Stepping back in time, one of the masterpieces is inside the Mausoleum of Julius Beer at the top of the cemetery: a poignant testament to a father's love for his lost daughter. Beer's daughter Ada is shown being lifted heavenwards by an angel in a very touching sculpture by H. H. Armstead.
The mausoleum is closed to visitors, but the beautiful sculpture is visible by peeping through its wrought iron gate.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Most sculptures are standing tall, reaching for the sky…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

... but a few prefer a more relaxing permanent resting position :)

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Talking of which, did these two intend to get so cozily close in the next stage of their existence? At any rate, they look very romantic…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Although signs of hope for an afterlife are everywhere…

  Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London    Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

… reminders that faith can be precarious abound as well…

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London  

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

… and some prefer to openly acknowledge that they consider their condition very permanent.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Others express what was important to them in almost surreal ways.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

A massive ancient cedar tree dominates the "Circle of Lebanon", the circular series of Egyptian style tombs which was built around it in the 1830s.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Everywhere, nature is slowly taking over, powerfully reminding us of the transience of all marks we leave on this planet… and that resistance is futile.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

The atmosphere of the cemetery is most powerful when visitors are scarce.
Then, one can feel transported to another epoch, and imagine some of the stories which took place here.

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

More to come, stay tuned!

Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London   Highgate cemetery, LondonHighgate cemetery, London

Tempo Latino 2017 - 05Tempo Latino 2017 - 05Highgate cemetery, London

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english postcards sculpture http://www.cayrac.com/blog/2017/10/postcards-from-highgate-cemetery-london Mon, 30 Oct 2017 19:00:00 GMT
Cartes postales de... Knole Park (GB) et ses cerfs http://www.cayrac.com/blog/2017/10/cartes-postales-de-knole-park-gb-et-ses-cerfs Au-delà d'être un superbe parc naturel propice au sport, à la balade et au ressourcement, Knole est le domicile d'environ 350 cerfs et daims en liberté dans un habitat naturel de plus de 400 hectares.

English version of this post here

Deer in Knole Park, Sevenoaks, UK

Habitués à la présence humaine, ils se laissent approcher relativement facilement.

Stag in Knole Park, Sevenoaks, UKStag in Knole Park, Sevenoaks, UK

Quand le soleil se couche, les vieilles pierres scintillent…

Knole, Sevenoaks, UKKnole, Sevenoaks, UK

... et les gargouilles semblent prendre vie !

Knole - Sevenoaks - UKKnole - Sevenoaks - UK   Knole - Sevenoaks - UKKnole - Sevenoaks - UK

L'automne est la saison où les cerfs se reproduisent - le rut. Comme le dit la personne qui s'occupe des cerfs du parc, "les bois des mâles et les égos sont développés à bloc, et la testostérone au top".

Stag in Knole Park, Sevenoaks, UKStag in Knole Park, Sevenoaks, UK

Les mâles les plus forts se posent en position dominante sur les points les plus hauts du parc...

Stag in Knole Park, Sevenoaks, UKStag in Knole Park, Sevenoaks, UK

... et comme la nuit commence à tomber, ils émettent leurs appels caractéristiques, profonds et guturaux... Deers in Knole Park, Sevenoaks, UKDeers in Knole Park, Sevenoaks, UK

... rapidement, la scène s'anime.

Knole Park, Sevenoaks, UKKnole Park, Sevenoaks, UK

Deers in Knole Park, UKDeers in Knole Park, UK

Mais c'est presque la fin de la saison, et ce soir la cohabitation redevient rapidement paisible.

Deers in Knole Park, Sevenoaks, UKDeers in Knole Park, Sevenoaks, UK

A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) cartes postales français http://www.cayrac.com/blog/2017/10/cartes-postales-de-knole-park-gb-et-ses-cerfs Sun, 29 Oct 2017 21:00:00 GMT
Postcards from... Knole Park (UK) and its deers http://www.cayrac.com/blog/2017/10/postcards-from-knole-park-uk-and-its-deers Beyond being a superb natural park, Knole (Sevenoaks, Kent, UK) is home to a 350-strong deer herd, who roam freely in their 1000+ acre natural habitat.

Version française de cet article ici

Deer in Knole Park, Sevenoaks, UK

Being used to human company, they are relatively easy to approach.

Stag in Knole Park, Sevenoaks, UKStag in Knole Park, Sevenoaks, UK

When the sun goes down, the old stones glow...

Knole, Sevenoaks, UKKnole, Sevenoaks, UK

... and the gargoyles seem to come to life! 

Knole - Sevenoaks - UKKnole - Sevenoaks - UK   Knole - Sevenoaks - UKKnole - Sevenoaks - UK

Autumn is the deers' mating season - the rut.
As expressed by the person who takes care of them in the park, "antlers and egos are fully grown and testosterone runs high".

Stag in Knole Park, Sevenoaks, UKStag in Knole Park, Sevenoaks, UK

The strongest males take the high ground...

Stag in Knole Park, Sevenoaks, UKStag in Knole Park, Sevenoaks, UK

... and as night starts falling, the bucks make their characteristic deep, haunting guttural call... Deers in Knole Park, Sevenoaks, UKDeers in Knole Park, Sevenoaks, UK

... and soon the scene gets a lot more lively.

Knole Park, Sevenoaks, UKKnole Park, Sevenoaks, UK

Deers in Knole Park, UKDeers in Knole Park, UK

But it's almost the end of the rut season, and tonight, cohabitation seems relatively peaceful.

Deers in Knole Park, Sevenoaks, UKDeers in Knole Park, Sevenoaks, UK

More to come, stay tuned!

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english postcards http://www.cayrac.com/blog/2017/10/postcards-from-knole-park-uk-and-its-deers Sun, 29 Oct 2017 19:00:00 GMT
Taming the Power • Maitriser le pouvoir – coming of age portrait / sur le passage à l’age adulte... http://www.cayrac.com/blog/2017/10/taming-the-power-maitriser-le-pouvoir-coming-of-age-conceptual-portrait-conceptuel Taming the Power • Maitriser le pouvoirTaming the Power • Maitriser le pouvoir

[Français ci-dessous]

I am happy I was finally able to make this “coming of age” portrait happen.
It had been on my project list for years – ever since I bought the plasma globe. I even did tests for it 3 years ago, but didn’t have time to make the actual portrait. Then I broke one of my black light tubes and this pushed the project further back… until today. I took advantage of a rainy weekend and of my model’s availability to finally do it 😊 [Technical notes and “behind the scenes picture below]

Je suis heureux d’avoir enfin pu réaliser ce portrait, qui pour moi symbolise une forme de passage à l’âge adulte du sujet.
Un portrait de plus de ma longue liste de projets enfin réalisé… J’avais celui-ci en tête depuis des années, depuis que j’avais acheté cette boule à plasma. J’avais même fait un test de préparation il y a 3 ans, mais n’avais alors pas eu le temps de réaliser le portrait lui-même. Ensuite, j’ai cassé un de mes tubes de lumière noire, que qui a à nouveau reporté le projet… jusqu’à aujourd’hui. J’ai sauté sur l’occasion d’un weekend pluvieux et de la disponibilité de mon modèle pour enfin le réaliser 😊 [Notes techniques en français et photo « dans les coulisses » ci-dessous]

Technical notes:

Although the end result looks fairly straightforward, this is actually a 6 light portrait… 5 continuous, and one strobe. Beyond the plasma globe which is quite literally the star, 4 vertical black light tubes surround the model, subtly lighting up his grey t-shirt and the grey seamless background (see behind the scenes picture below). They provide a clear separation of the model, texture in his clothes, and the electric blue halo I wanted to build the atmosphere, without competing too much with the globe. One flash gelled deep blue focused through a very narrow grid adds the pop of light on Luc’s face – this is all the more important that this is a portrait, not a product shot to advertise the globe...

Finding the right settings took quite a bit of effort... Cutting to the bottom line and the answer to the riddle: 35mm, f/6.3, ISO 8000… but read on!

I chose a relatively unusual focal length (at least for a non-environmental portrait): 35mm, in order to take the viewer “in” really close to the action, and make the plasma globe appear somewhat larger than it really is. Also, obviously Luc’s hands appear larger as well, which goes well with the notion of “power”.

The light emitted by the plasma beams is actually very faint, and set the base for the overall exposure. I spent considerable time finding the optimal point in the “exposure triangle” of aperture, speed and ISO.

As I was dealing with an uncontrollably moving subject (the plasma beams, not Luc!), starting with the speed made best sense. Through trial and error, I landed on 1/30s: slower (e.g., 1/15s) made the “lightning” too fuzzy; faster (e.g., 1/60s) made the beams a bit too thin, and would have cost me one very precious stop of light…

Then, I moved to setting the aperture. Obviously, I needed Luc’s face to be sharp, and the globe + lightning and his hands to be reasonably in focus as well… while still letting enough light in to not have to push up the ISOs too high… I hoped I could get away with at least f/8, but it turned out that would have catapulted the ISOs into the “way too much noise for a portrait” stratosphere (even with the great low-ISO performance of my Nikon D750). I started at f/7.1, but then decided to open 1/3rd of a stop more, to f/6.3 in order to get the beams brighter and more vibrant. This also helped pick up Luc’s contour and the background, courtesy of the back black light tubes which are just out of the frame on the left and the right (and therefore couldn’t be moved any closer to the model). This is still really high ISO territory… 8000 to be precise – but my camera handled it very well, and a simple Lightroom processing further minimized the noise/digital grain in post.

The strobe is on TTL (and with a -2 f/stops correction). Initially, I was concerned I wouldn't be able to get it to a low enough power, as initial tests in manual at its minimum (1/128 power) were already way too bright, blowing up Luc's face. Moving it further away was not an option either as I needed my splash of light to be just the size of his face (actually, a bit less, to have feathering on its sides) and not overflow... The addition of the deep blue gel, eating at least 2 stops of light, saved the day...

Obviously, I also had to kill all ambient light, not only to avoid polluting the relatively faint lights I used, but also because when photographing a glass ball... anything and everything reflects into it and is therefore visible!! I had to not only close the shutters of the window of my studio but also to further conceal it with black fabric...

You may notice in the bts picture below that the flash I used as commander actually points backwards, instead of toward the remote flash... Obviously it is not used to contribute any light to the portrait - but when I had it point up (toward the key light strobe), the command pulses were actually very visible, casting light and the shadow of the boom + strobe on the (really high) ceiling of my studio, which in turn caused unsightly reflections in the glass ball. Pointing it backwards still enables enough light to reach the remote flash while getting rid of the problem (100% triggering success, with correct exposure). I could have used my infrared control, but I haven't found it as reliable, so lately, when possible, I have avoided using it. My next upgrade will involve radio controlled flashes (and not the convoluted radio solution I have used so far on numerous occasions)... I have been very impressed by the recent evolution of the Godox product line.

Post-processing was fairly straightforward: development in Lightroom (contrast, clarity, vibrance, slight white balance adjustment), then minimal retouching in Photoshop (including a bit of dodge & burn and frequency separation).

“Behind the scenes” picture below, after the French version of the technical notes 😉

Notes techniques :

Bien que le résultat paraisse somme toute simple, ce portrait a nécessité 6 lumières… 5 continues, et un flash. En plus du globe à plasma qui est évidemment et littéralement la star, 4 tubes à lumière noire entourent le modèle, éclairant assez subtilement son t-shirt gris et le fond studio gris également (voir la photo « en coulisses » en bas de cet article). Ils permettent une séparation claire du sujet, ajoutent de la texture à ses vêtements, et créent ce halo bleu électrique que je souhaitais pour créer l’atmosphère du portrait, sans toutefois trop concurrencer le globe. Un flash avec un filtre bleu profond, focalisé par une grille très étroite ajoute la touche de lumière sur le visage de Luc – ce qui est d’autant plus important qu’il s’agit ici d’un portrait, et non d’une photo promotionnelle du globe…

Trouver les bons réglages a demandé un certain effort… Je vous donne tout de suite la réponse au rébus : 35mm, f/6.3, ISO 8000… mais continuez à lire !

J’ai choisi une focale relativement inhabituelle pour un portrait studio : 35mm, afin d’amener le spectateur très près, au cœur de l’action, et aussi pour que le globe plasma paraisse plus grand qu’il ne l’est en réalité. Par la même occasion, les mains de Luc paraissent également plus grandes, ce qui va bien avec la notion de « pouvoir ».

La lumière émise par les éclairs plasma est en réalité très faible, et elle a imposé la base de l’exposition globale de la photo. J’ai passé pas mal de temps pour trouver le point optimal dans le « triangle d’exposition » – ouverture, vitesse, sensibilité (ISO).

Comme je devais gérer un sujet qui bougeait de façon incontrôlable (les éclairs plasma, pas Luc !), commencer avec la vitesse était le plus logique. Par un processus d’essai et erreur, j’ai abouti à 1/30s : plus lent (par exemple 1/15s) rendait les éclairs trop flous et diffus ; plus rapide (1/60s) les rendait un peu trop fins, et m’aurait couté un précieux f/stop (valeur d’ouverture)…

Ensuite, je suis passé au réglage de l’ouverture. Evidemment, j’avais besoin que le visage de Luc soit parfaitement net, et que le globe et les éclairs le soient de façon raisonnable également… tout en laissant passer suffisamment de lumière pour ne pas avoir à pousser la sensibilité trop haut… J’espérais pouvoir atteindre f/8 mais il s’avère que ça aurait catapulté les ISOs à des niveaux quasi stratosphériques, générant trop de bruit pour un portrait (même avec l’excellente performance en basse lumière de mon Nikon D750). J’ai commencé à f/7.1 mais ai finalement décidé d’ouvrir 1/3 de stop de plus, à f/6.3 de façon à ce que les éclairs soient plus brillants et « pètent » plus. Cela m’a aussi permis de rendre plus visibles le contour de Luc et le fond, grâce aux tubes de lumière noire qui sont à droite et à gauche juste en dehors du cadre (et donc ne pouvaient pas être rapprochés du sujet). On reste néanmoins sur le territoire des très hautes sensibilités, avec ISO 8000… mais mon appareil gère sans problème, et un simple développement sous Lightroom m’a permis de réduire le bruit en post prod.

Le flash est en mode TTL (avec une correction de -2 f/stops). Initialement, je craignais de ne pas pouvoir suffisamment baisser sa puissance : mes premiers tests, en manuel et à son minimum (1/128ème de puissance) donnaient un éclairage bien trop fort, explosant le visage de Luc. Reculer le flash n’était pas possible non plus car j’avais besoin que la tache de lumière ait précisément la taille de son visage (en fait, un peu moins, pour que les bords soient diffus), sans déborder… l’ajout du filtre bleu profond, qui a absorbé au moins 2 stops de lumière, a réglé le problème…

Evidemment, j’ai dû supprimé toute les lumières ambiantes, non seulement pour éviter de polluer les lumières relativement faibles que j’utilisais, mais aussi parce que quand on prend en photo une boule de verre… tout se reflète dedans et devient donc visible ! J’ai dû non seulement fermer les volets de la fenêtre de mon studio, mais également la calfeutrer avec un fond noir…

Les plus observateurs d’entre vous remarqueront peut-être sur la photo « en coulisses » ci-dessous que le flash que j’ai utilisé pour commander le flash principal est dirigé vers … l’arrière, plutôt que sur le flash contrôlé. Bien entendu il ne contribue en rien directement à l’éclairage du portrait – mais quand à l’origine je l’avais dirigé vers le haut (vers le flash principal), ses éclairs de commande étaient en fait très visibles sur la photo, éclairant le plafond (très haut) de mon studio et y projetant l’ombre du flash et de son support, qui à leur tour se reflétaient dans la boule… Orienter le flash vers l’arrière permettait encore à suffisamment de lumière de commande d’atteindre le flash esclave, tout en résolvant le problème (100% des photos exposées correctement). J’aurais pu à la place utiliser ma commande infrarouge, mais ces derniers temps j’ai préféré l’éviter car sa fiabilité laissait un peu à désirer. A ma prochaine mise à jour de mon équipement, je compte passer à des flashs à contrôle radio intégré (plutôt que la solution radio compliquée que j’utilise en palliatif quand la situation l’exige) ; j’ai été séduit par les évolutions récentes de la ligne de produits Godox...

Le post-traitement était classique : développement sous Lightroom (contraste, clarté et vibrance, léger ajustement de la balance des blancs en particulier), puis retouches minimales sous Photoshop (y compris léger “dodge & burn” et séparation fréquences).

Behind the scenes / en coulisses :

"Taming the Power" - behind the scenes"Taming the Power" - behind the scenes

More to come, stay tuned / A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) conceptual portrait english français portrait conceptuel http://www.cayrac.com/blog/2017/10/taming-the-power-maitriser-le-pouvoir-coming-of-age-conceptual-portrait-conceptuel Sun, 22 Oct 2017 19:00:00 GMT
Postcards from... New York City, 1987 http://www.cayrac.com/blog/2017/10/postcards-from-new-york-city-1987 30 years already since I arrived in the US for a year-long exchange program! 
1987 was also the year photography became really important for me.

I had dreamed of this opportunity for years, and worked very hard to make it happen.
The New York City skyline at night was one of the first things I saw after landing, as a bus was driving me and the other 9 selected French students to our campus in Philadelphia (stay tuned for an upcoming postcard series…)

Version française de cet article ici

New York City, 1987New York City, 1987

I was in awe, and the jet lag made the experience feel even more eerie. To me, Manhattan looked like a magic island floating in space. A few weeks after arriving, I seized the opportunity of an extended weekend to go visit the city with some friends. I also went again a few months later.

New York City, 1987New York City, 1987

The Staten Island ferry is in my opinion the best (and most budget friendly!) way to get a fist “grasp” of Manhattan. Although obviously almost everything changed, it also gave me a hint of what immigrants arriving by sea may have felt. I took the ferry several times, enjoying the amazing view change as the sun started dipping.

New York City, 1987New York City, 1987

The ride also gave me the chance to see iconic sights in unusual settings - and in some amazing light.

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

Verticality is the defining dimension in Manhattan...

New York City, 1987New York City, 1987   Running with Giants • Courir parmi les géants – New YorkRunning with Giants • Courir parmi les géants – New York
... and it gave me the opportunity to make one of my first street portraits - and still one of my favorites to date.

In this world, the surreal is in range... and Rodin's Balzac seems a bit lost!

New York City, 1987New York City, 1987     New York City, 1987New York City, 1987

Up close and looking down, vertigo isn't far...

New York City, 1987New York City, 1987 ... and the sweeping views are breathtaking, whether looking South...

New York City, 1987New York City, 1987 ... or North.

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

For me, the striking Art Deco Chrysler building is a great illustration of the daring core of the city.

The first day I was on Wall Street (October 19th, 1987), as I was reflecting on how much power is wielded there, I wondered why so many TV trucks were parked all around... It's only when I got back to Philly that I learnt that on that day, the most famous stock exchange in the world had one of its worst ever crashes. It went down in history as "Black Monday"... Traders grabbing a bite for lunch in the nearby park/cemetery were probably also more nervous than usual.

New York City, 1987New York City, 1987     New York City, 1987New York City, 1987

Walking uptown, the ultra-modern lines of the financial district gradually recede and allow more human-sized architecture to exist...

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

While a few scenes and some occasional buildings somewhat reminded me of Europe...

New York City, 1987New York City, 1987 ... I was generally in culture shock. New York lives 24/7 - and its intensity is felt throughout its varied neighborhoods.

New York City, 1987New York City, 1987 As usual, I found the people most fascinating, as they forcefully expressed their believes... or just stood in a daydreaming awe.

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

Some of the Time Square boards looked like they were straight from a dystopian future - Blade Runner definitely echoed.

New York City, 1987New York City, 1987

I indulged in a couple portraits, taken by my friend Henri - same place, different day and time:

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

The Greek Orthodox Saint Nicholas church, located right next to the World Trade Center towers, got completely destroyed on 9/11/2001 when the South Tower collapsed. Retrospectively, the picture I took is quite ominous, looking like a tombstone against the towers, but with sunbursts of hope still cutting through...

New York City, 1987New York City, 1987

It is being rebuilt as a church and national shrine.

More to come, stay tuned!

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english postcards travel http://www.cayrac.com/blog/2017/10/postcards-from-new-york-city-1987 Mon, 16 Oct 2017 21:12:52 GMT
Cartes postales de... New York, 1987 http://www.cayrac.com/blog/2017/10/cartes-postales-de-new-york-1987 Déjà 30 ans depuis que je suis allé aux Etats Unis pour la première fois, dans le cadre d’un programme d’échange de un an...
1987 est aussi l’année où je me suis mis sérieusement à la photo.

J’avais rêvé de cette opportunité pendant des années, et avais travaillé dur pour l’obtenir.
La silhouette nocturne illuminée de New York est une des premières scènes inoubliables que j’ai vues à mon arrivée, alors qu’un bus m’amenait à notre campus à Philadelphie avec les 9 autres étudiants français sélectionnés (une autre série de cartes postales à venir…)

English version of this post here

New York City, 1987New York City, 1987

La scène m’a frappé, et le décalage horaire l’a rendue encore plus fascinante. Manhattan m’est apparue comme une ile magique flottant dans l’espace. Quelques semaines après, un weekend prolongé m’a donné l’occasion de visiter la ville avec quelques amis. J’y suis également retourné plusieurs mois plus tard.

New York City, 1987New York City, 1987

Le ferry de Staten Island est à mon avis le meilleur (et plus abordable) moyen de commencer à appréhender Manahattan. Et même si bien sur quasiment tout a changé, faire le trajet en bateau m’a également donné une idée de ce que les immigrants arrivant par la mer ont pu ressentir. Je l’ai pris plusieurs fois, pour profiter de l’évolution incroyable de la vue au fur et à mesure que le soleil déclinait.

New York City, 1987New York City, 1987

J'ai aussi eu la chance de voir une icône locale dans un contexte inhabituel... et sous une lumière magique.

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

La verticale est la dimension dominante de Manhattan…

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… et cela m’a donné l’opportunité de réaliser un de mes tout premiers portraits de rue, qui reste à ce ce jour l’un de mes préférés.

Dans ce monde, le surréel n’est jamais loin… et le Balzac de Rodin semble un peu perdu !

New York City, 1987New York City, 1987     New York City, 1987New York City, 1987

Quand on prend de la hauteur, le vertige est proche…

New York City, 1987New York City, 1987 ... et la vue est à couper le souffle, que l’on regarde vers le sud…

New York City, 1987New York City, 1987 … ou le nord.

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

Je trouve que le gratte-ciel art déco Chrysler est une formidable illustration de l’audace de la ville.

Alors que je visitais Wall Street pour la première fois, le 19 octobre 1987, et que je songeais à la puissance qui y est concentrée… je me demandais pourquoi autant de camions de TV occupaient la rue. Ce n’est qu’en rentrant à Philadelphie que j’ai appris que ce jour là, la bourse la plus célèbre du monde a subi un crack parmi les plus violents de son histoire, que l’on a ensuite appelé « lundi noir ». Les courtiers qui habituellement déjeunent dans le petit parc / cimetière tout proche étaient sans doute plus nerveux que d’habitude.

New York City, 1987New York City, 1987     New York City, 1987New York City, 1987

Au fur et à mesure que l’on marche vers le nord, les lignes ultra-modernes et froides du quartier des finances s’estompent au profit d’une architecture à taille plus humaine…

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

Même si quelques endroits me rappelaient certains aspects de l’Europe…

New York City, 1987New York City, 1987 … j’étais le plus souvent en choc culturel. New York vit 24 heures sur 24 – et son intensité se perçoit constamment dans ses quartiers variés.

New York City, 1987New York City, 1987 Comme toujours, j’ai trouvé les habitants fascinant, qu’ils experiment leurs convictions avec force… ou qu’ils rêvent simplement aux aventures de leurs héros.

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

Les néons de Time Square me paraissaient directement tirés d’un futur dystopique – et je percevais les échos de Blade Runner.

New York City, 1987New York City, 1987

Je me suis laissé aller à faire quelques portraits, pris par mon ami Henri – au même endroit (la marina à deux pas du World Trade Center), à des moments différents.

New York City, 1987New York City, 1987    New York City, 1987New York City, 1987

L'église grecque orthodoxe Saint Nicolas, située juste à côté des tours jumelles du World Trade Center, a été totalement détruite le 11 septembre 2001 quand la tour sud s’est écroulée. Rétrospectivement, je trouve la photo que j’ai prise de mauvaise augure, le bâtiment paraissant comme la silouhette d’une pierre tombale sur les tours – même si les quelques rayons de soleil parvenant à percer foment des étoiles d’espoir…

New York City, 1987New York City, 1987

Elle est en cours de reconstruction, renaissant sous forme d’église et de mausolée en mémoire des victimes.

A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) cartes postales français voyage http://www.cayrac.com/blog/2017/10/cartes-postales-de-new-york-1987 Mon, 16 Oct 2017 21:12:40 GMT
Running with Giants • Courir parmi les géants – New York, 1987 – street portrait / portrait de rue http://www.cayrac.com/blog/2017/10/running-with-giants-courir-parmi-les-geants-new-york-1987-street-portrait [Français ci-dessous]

Reconnecting •  Se reconnecterReconnecting • Se reconnecterDidier Cayrac - Knole Park, Sevenoaks, UK

This is one of my very first street portraits, on my first visit to New York City, in October 1987 (see the related “postcards”).

I was playing with the reflection of the World Trade Center twin towers in the flooded street, when I saw the jogger approaching… fast. Film was expensive for the student I was. I took only one shot, hoping to have captured “the decisive moment”. It turned out quite well…

Obviously, post 9/11 this portrait takes another dimension. For me it captures important aspects of New York's soul: dynamism, resilience, and… humanity coming on top.

I also like the fact it’s a subtle self-portrait, with my shadow in the lower right corner. Incidentally, I originally posted a monochrome version of the picture (below), as is typical of street portraits - but I then changed my mind - I think the color is fundamental to this portrait, to guide the eye...

Un de mes tout premiers portraits de rue, lors de ma première visite à New York en octobre 1987 (cf. mes « cartes postales » de cette visite).

Je jouais avec les réflexions des tours jumelles du World Trade Center dans la grande flaque de la rue quand j’ai vu le jogger approcher… à grande vitesse. La pellicule était chère pour l’étudiant que j’étais. Je n’ai pris qu’une seule photo, espérant trouver « l’instant décisif ». Je suis plutôt content du résultat…

Evidemment, après le 11 septembre ce portrait a pris une autre dimension. Pour moi il capte des aspects importants de l’âme de New York : son dynamisme, sa résilience, et que, quoi qu’il arrive, l’humanité prime.

J’aime bien aussi l’aspect « autoportrait », avec mon ombre en bas à droite. Initialement, j’ai publié une version monochrome de cette photo (ci-dessous) – ce qui est typique pour les portraits de rue – mais j’ai ensuite changé d’avis : la couleur est fondamentale dans ce portrait, pour guider le regard, mais aussi bien sur parce que le rouge et le bleu sont les couleurs patriotiques américaines…

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More to come, stay tuned! / A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english français portraits de rue street portraits http://www.cayrac.com/blog/2017/10/running-with-giants-courir-parmi-les-geants-new-york-1987-street-portrait Sun, 15 Oct 2017 14:24:24 GMT
The Master – “radiating” conceptual portrait • Portrait conceptuel “radiant”... http://www.cayrac.com/blog/2017/9/the-master-conceptual-portrait The MasterThe Master

[Français ci-dessous]

Ever since I got this glass chess set, quite a few years ago, I have intended to use it for an original portrait, having it irradiate warm light onto its Master... My project got postponed in particular because until relatively recently I didn't have the photo gear I needed. Alhtough the result looks relatively straightforward, the technical setup is actually much less so: beyond the 4 strobes and soft boxes/strip lights, a special lens (tilt-shift wide angle) is needed to deliver the desired perspective and composition. 
The fact that my beautiful model Emily just completed her Master's degree last Friday pushed me to finally make this portrait a reality, and give it to her as a small graduation present... and were quite happy with the result.

Depuis que j’ai acquis cet échiquier de verre il y a maintenant pas mal d’années, j’ai eu l’intention de l’utiliser pour un portrait conceptuel original, en en faisant la source d’éclairage principale de la scène – comme s’il l’irradiait d’une douce chaleur, presque vivante. Mon projet a longtemps été retardé par le manque de matériel photo adapté. Si le résultat parait simple, la mise en œuvre l’est en fait beaucoup moins, avec, au-delà des 4 flashs et boites à lumière, un objectif spécial (grand angle à décentrement – voir ci-dessous) qui est nécessaire pour permettre la perspective et la composition que je souhaitais.
Le fait que mon modèle Emily vienne de finir son Master vendredi dernier m’a poussé à enfin mener ce projet à son terme, pour lui offrir ce portrait comme petit cadeau de fin d'études – et nous sommes plutôt contents du résultat.

Technical notes: 

  • Lens: 24mm tilt-shift (shifted up to be able to combine having the camera pointing down - to be able to see more of the chess board - while keeping the model's head fully in the frame and the table border low; this wouldn't be possible with a normal lens - or you would need an even wider angle lens, then crop)
  • 4 lights setup:
    • Key light: soft box below the glass table, gelled with CTO, tilted almost 45° toward the model
    • Top light: large soft box
    • Side lights: 2 strip boxes
    • The key light is about 2 stops above the other 3 lights.
  • Camera settings:
    • f/11 for intermediate depth of field, to make the first rows of chess pieces a bit blurred so they don't draw too much attention
    • 1/60s (but as ambiant light plays no role here that's actually irrelevant),
    • ISO 100 for maximum quality.
    • A white balance correction takes away some of warmth from the key lights, and sends the kicker lights to the blue, colder shade I wanted - giving the impression that the chess board is radiating both light and warmth in an otherwise cold place.
  • Black background
  • Glass table (actually, a glass panel on supports), glass chess board and chess sets (with bottom felt removed so light can go through)

Côté technique :

  • Objectif : 24mm à décentrement (tilt-shift), décalé vers le haut pour permettre à l’appareil photo d’être incliné vers le bas pour voir plus de l'échiquier, tout en gardant l’intégralité de la tête du modèle dans le cadre. Cela permet aussi de baisser le bord de la table. Ce ne serait pas possible avec un objectif normal (ou il faudrait utiliser un encore plus grand angle, et rogner la photo résultante)
  • 4 sources de lumière :
    • Source principale : boite à lumière sous la table de verre, inclinée vers le sujet, gel orange sur le flash pour donner une lumière chaude (partiellement compensée par le règlage de la balance des blancs - voir ci-dessous)
    • Lumière du dessus : grande boite à lumière
    • Sur les deux cotés : boites à lumières allongées (« strip boxes ») verticales pour éclairer les côtés du modèle.
    • Réglages : lumière principale environ 2 stops plus haute que les 3 autres flashs.
  • Réglages de l’appareil :
    • f/11 pour une profondeur de champ intermédiaire (comme on est très près du sujet, le premier plan reste flou, même avec un 24 mm – ce qui est en l’occurrence l’effet souhaité, pour que notre regard ne soit pas trop attiré par les pièces du jeu les plus proches).
    • 1/60s mais cela n’a pas vraiment d’importance puisque la lumière naturelle ne joue ici aucun rôle...
    • ISO 100 pour une qualité maximale.
    • Une correction de la balance des blancs rend la lumière principale moins orange (tout en restant chaude), et envoie les lumières « extérieures » vers le bleu (ce qui m’a évité de mettre des gels bleus sur les 3 lumières secondaires…) - le tout créant l'ambiance recherchée : l'échiquier source de lumière et de chaleur, dans un environnement plutôt froid.
  • Fond noir
  • Table de verre (en fait, une plaque de verre sur deux tréteaux), un échiquier en verre dont les pieds et les fonds de feutre des pièces ont été retirés pour laisser passer la lumière.

Behind The Scenes / Dans les coulisses :

"The Master" behind the scenes

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) conceptual portraits english français portraits conceptuels http://www.cayrac.com/blog/2017/9/the-master-conceptual-portrait Sun, 17 Sep 2017 22:49:36 GMT
Reconnecting • Se reconnecter – environmental portrait / portrait in-situ http://www.cayrac.com/blog/2017/9/reconnecting-se-reconnecter-environmental-portrait-in-situ Reconnecting •  Se reconnecterReconnecting • Se reconnecterDidier Cayrac - Knole Park, Sevenoaks, UK

[Français ci-dessous]

Reconnecting... with nature, with what’s most important for us, with our soul maybe, is so vital – not only because it helps us keep our sanity, but also because it enables us to re-center ourselves, to find our inner peace, by getting in touch again with who we really are, and striving to ensure the choices we make daily are aligned with our deeper values and purpose. Mindfulness and other meditative practices are also a powerful way to do it.

Se reconnecter... avec la nature, avec ce qui est le plus important pour nous, avec nos âmes peut-être, est vital – non seulement parce que cela nous aide à garder notre équilibre, mais aussi parce que cela nous permet de nous recentrer, de retrouver une paix intérieure. En reprenant contact avec qui nous sommes « en profondeur », nous sommes plus à même d’aligner les choix que nous faisons au quotidien avec nos valeurs et buts. La mindfulness / pleine conscience et les autres pratiques méditatives dont d’autres voies puissantes pour cela.

How this portrait was made:

As soon as I saw this tree in Knole park (Sevenoaks, Kent, UK) I wanted to do a portrait with it (actually, in it). What is left of the tree gives a glimpse of how huge it must have been standing… Its two stumps, still stretched toward the sky, are highly evocative. The empty space its core and heart used to occupy is inviting.

Alison slipped in. The strong all natural rim light and dramatic sky obliged by creating natural leading lines complementing the tree’s. The vivid contrast between nature’s green and grey and Alison’s orange and blue enables her to stand out in spite of her relatively small size in the frame. The points of connection – physical with her left hand, and “spiritual” with her forehead appearing to almost touch the tree – are reinforced by the contrast and the guiding lines.

Comment ce portrait a été fait :

Dès que j’ai vu cet arbre à Knole park (Sevenoaks, Kent, Grande Bretagne) j’ai eu envie d’y faire un portrait. Ce qu’il en reste donne une idée de la taille imposante qu’il devait avoir quand il était complet… Les deux parties de sa souche, étirés vers le ciel, sont particulièrement évocatrices.

Alison s’est glissée dans l’espace que son « cœur » occupait. La lumière du soleil venant de l’arrière droit a permis d’accentuer le contraste du sujet en le « détourant ». Le ciel tourmenté complète par ses lignes de force celles de l’arbre, et le contraste entre le vert et gris de la nature et l’orange et bleu d’Alison lui permet de se détacher et d’être parfaitement lisible malgré sa relativement petite taille dans le cadre. Les points de « connexion » - physique avec sa main gauche, « spirituel » avec son front paraissant presque toucher l’arbre – sont renforcés par le contraste et les lignes de force de l’image.

More to come, stay tuned! / A suivre !

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info@cayrac.com (Didier Cayrac Photography) english environmental portrait français portraits in-situ http://www.cayrac.com/blog/2017/9/reconnecting-se-reconnecter-environmental-portrait-in-situ Sun, 10 Sep 2017 17:00:00 GMT